| MEC (Model European Council) et MEP (Model European Parliament) | |
| Coordinateurs actuels des projets: Christopher Atkinson, école européenne de Luxembourg David McDonald, école européenne de Culham Eve Rudschies et Stephan Sprenger, l’école européenne de Munich |
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Les programmes MEC/MEP ont été créés en 1984 à l’initiative de deux professeurs de l’école européenne de Munich, Mr. Jimmy Campbell et Mr. Henry Christian. Leur succès a été immédiat, leur développement rapide. Ils font maintenant partie intégrante de la vie scolaire de chaque école européenne. De quoi s’agit-il? MEC est la simulation en situation réelle d’un sommet européen des chefs de gouvernement et de leurs ministres, c’est à dire une simulation des processus de décision hautement complexes de l’Union Européenne.
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C'est donc un jeu de rôles géant et presque aussi complexe que son modèle. Les projets de lois à discuter sont préparés avant le sommet par l’équipe d’une école qui joue le rôle de la Commission Européenne et qui travaille dans ce but en relation étroite avec la Commission Européenne elle-même. Les équipes des différentes écoles qui jouent le rôle des chefs de gouvernements et des ministres discutent et décident sur ces projets. L’ordre du jour est celui de l’Union Européenne elle-même à ce moment précis. MEP fonctionne d’après le même principe: les élèves jouent le rôle des parlementaires européens. |
Nous essayons d’organiser les programmes en alternance, mais dans la réalité les MEC dominent parce que logistiquement plus faciles à organiser. C’est aussi la raison pour laquelle MEC jusqu’à présent a souvent eu lieu à Munich, car l’Office Européen des Brevets nous fournit généreusement cette logistique qui est importante. Les élèves intéressés sont choisis en fonction de critères précis. Chaque école forme une ou deux équipes qui chacune prend le rôle d’un état membre. A cela s’ajoutent, en plus de la Commission, deux équipes d’élèves-journalistes (Luxembourg et Culham en général), qui comme dans la réalité accompagnent le sommet et commentent ce qui s’y passe. C’est ainsi que ministres et chefs de gouvernement apprennent ce que peut être une presse impitoyable… |
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Depuis 1998 participent également au programme des équipes d’écoles nationales, en particulier de Göteborg en Suède qui a déjà organisé un MEC. Le programme dure la moitié de l’année scolaire environ et demande aussi bien des élèves que des professeurs beaucoup de temps et d’engagement en dehors des heures de cours régulières. Il faut aussi un certain idéalisme, car les professeurs ne sont pas payés pour ce travail. Dans les premières semaines se fait la sélection. |
Nous choisissons les élèves en fonction de leur motivation, de leur intérêt, de leur culture générale dans les domaines de la politique, du droit, de l’histoire, de la géographie, de l’économie et de la société, de leur facultés rhétoriques d’argumentation et de discussion ainsi que de leurs compétences linguistiques. Celles-ci doivent être importantes car tout (séances plénières, comités de travail spécialisés, discours, conférences de presse, interviews, « urgent debates » etc …) se déroule dans les trois langues de travail de l’U.E. |
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Les élèves doivent apprendre comment l’U.E fonctionne, approfondir des thèmes difficiles (management des eaux, politique des retraites, politique étrangère sous toutes ses facettes, développement institutionnel de l’U.E, subventions agricoles, droit d’asile, politique des transports, lutte anti-terreur, approvisionnement en énergie, pour ne nommer que quelques exemples). Ils doivent connaître la position de « leur » pays ainsi que la personnalité du politicien qu’ils représentent. |
Les professeurs entraînent les élèves et les accompagnent jusqu’au sommet. Là ils doivent assumer seuls leur rôle d’adulte. C’est à ce moment que se produit l’élément fascinant du programme: en l’espace de quelques heures les adolescents (ils ont en général entre 15 et 19 ans) deviennent effectivement des adultes et remarquent eux-mêmes la métamorphose. MEC/MEP ont une influence importante et durable sur les élèves. Cette expérience les mûrit, leur donne confiance en eux, leur apprend à mieux se connaître eux-mêmes. Cela ils le disent pratiquement tous ainsi que leurs parents. Une « carrière » classique dans le programme dure environ trois ans. | ![]() |
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Chaque année les élèves qui ont déjà de l’expérience occupent un poste à responsabilité plus haute. Ils mûrissent ainsi à l’intérieur du projet. Nos participants ont souvent des notes de bac supérieures à la moyenne, un succès marqué lors des entretiens pour des candidatures universitaires, ils savent plus tôt ce qu’ils veulent, sont dans leur vie professionnelle plus actifs à un niveau international, même après des études scientifiques. Cela rend à mon avis ces programmes si précieux au delà de leur contenu. |